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Agriculture
La Garance

Cette culture occupait une grande partie des terres de notre village, qui passa de plus de 2.000 habitants à 4.500 habitants. En effet il fallait énormément de bras pour creuser la racine de cette plante qui descendait profondément dans le sol.

Il faut rappeler que l’on tirait de cette racine une teinture de couleur rougeâtre qui a servi, entre autres, à colorer les tenues de nos soldats (1870), ce qui ne les rendaient pas invisibles (il y a mieux pour le camouflage). A cette époque, de nombreuses usines le long de notre Sorgue traitaient cette racine.



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Les Raisins

Le chasselas doit son implantation sur notre territoire au Docteur Seigle (1824-1890). Il commence, en effet, à planter en 1863, 12 hectares d’alicantes, d’aramons et de chasselas. Cependant une ombre plane dans la région. Un vilain puceron se développe sous terre, pique les racines pour se nourrir, et provoque le dépérissement du cep. Le Docteur Seigle qui avait une de ses parcelles attaquée par le phylloxéra, c’est le nom de cet insecte, eut l’idée, se disant qu’il pouvait vivre dans l’air mais pas forcément dans l’eau, de l’asphyxier sous l’eau en inondant pendant un certain temps sa plantation. Il avait trouvé le remède, mais cette solution n’était pas toujours aisée à appliquer. Par la suite, nos vignes furent greffées par des plantes d’origine américaine qui étaient résistantes à ce parasite. Cette façon de faire se perpétue encore de nos jours.

Ce fameux chasselas a donné de nombreuses années de prospérité à notre cité, et a amené la construction de l’hôtel du «Chasselas», l’extension de la gare de marchandise devenue trop exigüe par une autre partie dénommée gare du Maroc, d’où partaient aux débuts des années 30 près de 4.000 wagons de raisin chaque année.

Le Thor fut le plus grand marché mondial de ce fruit qui était ramassé et commercialisé dans des « banastes » de plus de 30 kg. Maintenant, cela paraît lointain et d’un autre temps.

Il y eut aussi les mussy d’une douzaine de kilos, puis des plateaux qui, plus on avançait dans le temps devenaient de plus en plus petits, jusqu’à devenir des paniers de 1 kg.

Bien sûr dans le même temps d’autres cultures étaient implantées sur notre commune, telle la menthe, le psyllium, les asperges, les plantes à graines pour la semence, ou encore les salades, les blettes (ou poirée) entre autres. Suite aux gels des hivers de 1956 et de 1962, intervient la disparition progressive de la vigne au profit des arbres fruitiers, poiriers, pruniers, cerisiers, mais surtout les pommiers qui ont envahi notre espace et qui sont encore bien présents malgré quelques arrachages.

Aujourd’hui, du fait de nombreux départs à la retraite, actuellement et dans les années à venir, il semble impératif que des jeunes puissent prendre la relève sur des superficies plus importantes car ils contribuent au maintien et à l’entretien du paysage. Il semble qu’il y ait nécessité qu’un certain nombre d’agriculteurs reste présent sur nos espaces agricoles. C’est la solution la moins onéreuse pour la commune pour maintenir une certaine qualité de vie.

On pourrait même dire qu’un village sans paysan n’est plus un village, c’est une ville ! (avec les conséquences que l’on peut imaginer). Quelques fermes à vocation bio ont vu le jour, cultivant légumes, fruits, vignes à vin.

D’autres fermes travaillent avec des serres ou des tunnels de pleins champs, nous trouvons aussi des asperges et des cultures de pleins champs et aussi une grande surface en céréales. Quelques chiffres relevés sur le recensement agricole de l’année 2000 :

• superficie de la commune : 3.523 hectares

- exploitation : 98 dont 60 dites professionnelles, « c’est-à-dire, sont considérées comme telles des exploitations dont la quantité de travail qu’elles utilisent représente les 3/4 d’un temps plein et si leurs dimensions dépassent certains seuils, soit 12 hectares de blé dur, soit 2 ha d’AOC ou 1 ha de légumes de plein champs ».

Ce qui revient à dire qu’au THOR les agriculteurs travaillant à temps plein, et utilisant de la main d’œuvre, ne sont pas si nombreux que cela. Mais revenons aux chiffres :

- superficie utilisée des exploitations : 1.402 hectares;

- terres labourables : 766 hectares, toujours en herbes : 18 hectares.

Pour 2006, la superficie utilisée est à revoir à la baisse.



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Questions sur l'Avenir

Les terres agricoles inutilisées dans les campagnes pourraient être une réponse à l’essor du tourisme vert, mais encore faut-il les restaurer, les réhabiliter, en a-t-on la possibilité ? Ce n’est pas certain.

Cela pourrait être un atout pour le monde rural, en premier lieu pour les agriculteurs, mais aussi pour les nouvelles populations voulant vivre de plus en plus à la campagne et cherchant des logements locatifs.

En ce qui concerne les modes de faire valoir des terres, nous allons vers une augmentation du système de location à moyen ou long terme au dépend de la propriété qui était le mode dominant jusqu’à il y a peu de temps.

On constate l’éloignement de la famille dans les exploitations, surtout des enfants qui vont vers d’autres emplois plus attrayants, et plus sûrs.

Qui peut dire aujourd’hui quel sera l’avenir, le sort de notre agriculture locale ? Allons-nous vers des jours meilleurs, reverrons nous de nombreuses plantations de vignes ? Cela reste possible puisque nous voyons les villages voisins, couverts de champs de raisin de cuve, mais aussi de raisin de table.

Espérons, pour nos agriculteurs, une évolution qui reconnaisse le mérite de leur travail et qu’ils soient récompensés de leurs efforts pour se maintenir compétitifs, malgré les aléas de toutes sortes (méventes, intempéries) et le contexte international qui est loin de leur être favorable. Mais nous les savons constructifs et remplis de bonne volonté. C’est une corporation qui sait faire face devant l’adversité.



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Nouveautés Agricoles

Bio-carburants :

actuellement apparaît une lueur d’espoir avec la possibilité de cultiver des plantes destinées, ou pouvant servir, à alimenter les moteurs de nos véhicules. C’est un créneau où pourrait se placer notre agriculture si ces cultures s’avéraient rentables.

L’avenir de notre planète est en jeu, la production de carburant vert parait donc plus que nécessaire. Les cultures entrant dans cette production sont les céréales et les oléagineux.

Autres points importants :

nous constatons que, de plus en plus, nous allons vers des grandes parcelles, vu la puissance des tracteurs, la largeur du travail effectuée en un seul passage, cela paraît normal ainsi qu’en raison de la rentabilité, mais ceci au détriment de la faune qui ne trouve plus d’abris pour la nidification (petits oiseaux). Ces petits oiseaux qui ont un rôle non négligeable dans la destruction de mauvais insectes. Il est nécessaire, quand cela est possible, de penser à préserver quelques abris pour eux.



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En Bref!

Informations utiles quant à la commune du THOR 2006

Nombre d'Exploitations : 98 
 dont professionnelles :60 
Chefs d'Exploitation et coexploitants : 110 
Actifs Familiaux sur Exploitations : 155 
Actifs sur Exploitations (en UTA) : 224 
Superficie en hectares : 1.402 
Terres Labourables en hectares : 766 
Superficie toujours en Herbe (ha.) : 18 
Nombre Total de Vaches : 
Rappel nombre d'exploitations en 1988 : 199 



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