
Le Château Prieuré de Thouzon est un ensemble architectural médiéval et moderne, dense qui occupe une superficie de 1.600 m2 environ.
Le site est constitué de deux chapelles et de bâtiments annexes protégés par une double enceinte. Les parties les plus anciennes sont attribuées au début du XIème et elles furent fortifiées dans le courant des deux siècles suivants. Le tout constitue les vestiges d’un monastère bénédictin fondé par les moines de l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon.
Inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, cet ouvrage fait l’objet d’un programme de mise en valeur sous l’impulsion de l’Association pour le Site de Thouzon, très honorée et fière de vous présenter son monument et le résultat de 20 ans de travail bénévole. Propriété privée ouverte au public, la colline et le monastère, accueillent les promeneurs toute l’année. Vous pouvez nous contacter pour tous renseignements complémentaires ou si vous souhaitez faire une visite commentée.
La Présidente de l’Association, Corinne OCANA-DORADO
Tél. : 04 90 20 60 58
Courriel: thouzon@thouzon.fr
Un retable est un ornement d’architecture avec un décor peint ou sculpté, contre lequel est appuyé l’autel dans une église.
Le retable de Thouzon se compose de deux panneaux en bois peint qui devaient être les volets d’un triptyque dont la partie centrale a disparu. Il fut retrouvé vers 1870 dans l’une des deux chapelles de Thouzon.
Chacun des deux panneaux représentent une scène de la vie de Saint-André : Saint-André chasse les démons de la ville de Nicée et Saint-André fait éteindre un incendie par son disciple. A gauche de ce panneau : une grande figure de Saint-Sébastien et sur l’autre, celle d’une sainte martyre.
Dimensions : 1,13 m x 1,26 m
Matériaux : Saule, Peinture à l’huile sur bois
Date : entre 1400 et 1425
Artiste : Anonyme, École de Provence
Modèle : Saint-André
Lieu : Musée du Louvre
Aile Richelieu - Deuxième étage - Section 04 Vitrine : V01
Région en relation : Provence (France), Le Thor (France)
Acquisition : 1929

En 1014. L’évêque de Cavaillon attribue aux Bénédictins de saint André de Villeneuve-lès-Avignon, la possession " des églises qui sont ou seront sur le Mont de Thouzon, avec leurs dépendances".
En 1088, le comte de Toulouse fait de Thouzon une place forte et de l'abbé, son subordonné (Droits de justice, d'Albergue et de Cavalcade).
En 1140, un acte mentionne à nouveau les deux églises Saintes Marie et saint pierre mais aussi, le village attenant et tout le territoire avec le marais, les poissons et les rivages.
A compter de 1202, la colline appartient véritablement aux bénédictins de Villeneuve lès Avignon. Cependant, ils sont toujours soumis à l'autorité du comte de Toulouse et doivent partagés leurs droits. De nombreux conflits seront arbitrés par l’évêque de Cavaillon. Les moines ne retrouveront une pleine juridiction qu'en 1477.
Le village de Thouzon, peut être dispersé, peut être groupé sur la colline ou dans la plaine, abritait environ 200 âmes aux XII/XIII ème.
Ces habitants travaillent les terres de leur seigneur, le père abbé de St André de Villeneuve. Ils doivent corvées et dîmes et diverses autres servitudes en échange de la concession de leurs terres.
Les droits sur la colline sont aussi partagés par le seigneur du Thor qui n'a de cesse de vouloir augmenter ses prérogatives sur les vignes et le vin, les carrières, le four à chaux, le pacage, le fournillage, les marais et la pêche, et sur le partage des droits de justice
En 1318, les habitants du Thor sont maintenus dans les droits qu'ils possédaient déjà de faire paître leurs troupeaux à Thouzon. (Archive Le Thor AA5)En 1457, la communauté du Thor s'engage à payer annuellement le jour de la fête de saint André (1er septembre) à l'abbé de Thouzon une pension de 6 florins pour les droits de pâturage et de fournillage que ledit abbé lui concède dans le territoire de Thouzon. (Archive Le Thor AA7).
A la suite de la guerre de cent ans, une période d'insécurité s'installe et la colline est visitée par des hordes de pillards.Par la suite, le fief devra subir la famine, les épidémies de peste noire, puis les troubles dus aux guerres de religions amorcent la ruine du monastère.
Les moines ne vivent plus à Thouzon. A partir de 1675, l'église sainte marie est érigée en rectorie et ne sert qu'aux offices du dimanche.
En 1696 l'abbé de Thouzon vend le château et les terres à Joseph de Martin, haut fonctionnaire chez le légat du pape. L'ensemble appartiendra à la famille Merles de Beauchamp jusqu'à la révolution Française.
Pendant plusieurs siècle, la colline deviendra peu à peu déserte, les habitations se rapprochant des cultures dans la plaine. De nos jours, Thouzon est toujours une propriété privée.

Les textes les plus anciens retrouvés dans les archives citent : « Thouzon » (Tosonis, todone, todonis, Thodonum, Thozonum, Turonum, etc...), « la colline ronde », au début du XI ème. Cette émergence aux pentes assez inclinées frappe par le contraste qu'elle fait avec les terres voisines parfaitement plates. Surface approximative de l'ensemble du monticule : 80 Hectares. Altitude : au pied 50 m, au sommet 110 m Géologie : Thouzon est essentiellement constitué par du calcaire dur à silex du crétacé inférieur.
La formation du monticule se situe à l'éocène, en même temps que le Luberon et les monts de Vaucluse. c'est l'époque de la grande montée des Pyrénées et des plissements précurseurs des Alpes. Au miocène, la mer envahit à nouveau toute la région. Thouzon fut donc certainement recouvert par une forte couche de sédiments. Une intense érosion l'a décapé ensuite pour lui donner son aspect actuel; les sédiments quaternaires l'ont entouré, formant la plaine vauclusienne. L'altitude de cette plaine décroît du sud au nord, depuis Caumont jusqu'à Bedarrides. Ensuite, la capture de la Durance à Caumont par le Rhône, a laissé cette région sans écoulement et de grand marais s'y sont rétablis et maintenus.
Thouzon est peu cultivé. La roche, souvent à nu ne permet pas de plantation dans sa plus grande partie. Une colline sèche, couverte d'un épais maquis de chênes verts, et quelques vergers d'oliviers : tel est l'aspect général de Thouzon. Les maquis de chênes verts occupent tous les lieux pierreux où la culture n'a pas pu s'implanter. Ils sont d'une grande homogénéité de taille et de composition. Le chêne vert constitue 90% de ces taillis. Le chêne pubescent, le pin d' Alep, et le chêne Kermès y sont fort peu abondant. L'entretien des différentes cultures, vignes, vergers, lavandins, est très épisodique et irrégulier. Les olivettes en particulier, occupant la plupart des terrasses, sont souvent envahies par des chênes verts, pistachiers, térébinthes et autres arbustes. Si la physionomie générale de Thouzon varie peu d'une saison à l'autre, les arbres à feuilles persistantes étant dominants, les floraisons printanières sont cependant abondantes et très colorées. Mais cette saison est souvent courte; dès le mois de mai, en général, la végétation se met au repos; en été, seules quelques espèces fleurissent.
Extraits de : « La Flore de Thouzon, Colline vauclusienne typique » par Bernard GIRERD, publication de la Société d'étude des Sciences Naturelles de Vaucluse.-1965-