Aire d’accueil des gens du voyage

Dernière née, après celles de Vedène et Morières-les-Avignon des 3 aires du SIAGV, Syndicat Intercommunal d’Accueil des Gens du Voyage, l’aire du Thor a vu le jour en mars 2010, quartier des Aubarès, route d’Avignon.

Une aire  fonctionnelle

Réalisée en application de la loi Besson (2000), qui l’ impose aux communes de plus de 5000 habitants, elle dispose de  10 emplacements pour deux caravanes, dont 2 aménagés pour personnes à mobilité réduite, elle offre 20 places aménagées, réparties sur un terrain de 6700m2 et disposant chacune d’un espace libre d’au moins 150 m2. Sanitaires complets, branchements électriques, raccordement au réseau d’eau, espaces verts et clôtures, loin de ressembler à une zone de stationnement tolérée, ce qui était autrefois le cas, l’aire des Aubarès s’apparente à un quartier à part entière.

 

Les tarifs & les formalités :

Entre la redevance de stationnement, le coût de l’eau et celui de l’électricité, une journée revient à environ 10€ pour une famille de 4 personnes.

Les formalités sont les suivantes :

 

 

Gitans originaires d’Espagne, ou Jenish venus d’Allemagne, de Suisse ou d’Autriche, les familles qui ont pris possession de l’aire des Aubarès sont sensibles à cet accueil loin d’être systématique ! Arrivée il y a trois jours avec ses quatre enfants, Consuelo est souriante « Vraiment c’est bien ! très calme, très propre, avec les installations sanitaires, il y a beaucoup d’hygiène. Avec les clôtures, les enfants peuvent y jouer en sécurité et nous, les mamans, nous sommes plus tranquilles. » Bien sûr, quelques petits aménagements pourraient encore être faits ; dans le sol du parking des caravanes, des trous pour fixer des piquets d’auvent protecteur de chaleur, par exemple ou encore, une cloison amovible sur l’un des côtés des locaux en dur, trop ouvert aux 4 vents. Mais ce que ces familles aimeraient le plus, c’est une petite structure, sur place qui apprenne à lire aux petits. « Moi, je ne sais pas lire dit Maria et puis comme les autres femmes, ici, je n’ai pas le permis ; alors difficile de conduire les enfants à l’extérieur. » Les pères, eux, font les marchés ou travaillent à la tâche. Demain, dans 2 ou 3 jours, ils seront partis et d’autres tour à tour les remplaceront.