JOURNÉE NATIONALE DU SOUVENIR

Journée nationale du souvenir et du recueillement en mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc.

Le 19 mars 2017

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Horaires : à 11h30

Lieu : Monuments aux morts

Téléphone :04 90 33 91 84


Un peu d’histoire !

Les accords d’Évian sont le résultat de négociations entre les représentants du Gouvernement de la République française et du Gouvernement provisoire de la République provisoire de la République algérienne (GPRA) pour mettre fin à la guerre d’Algérie. Ces accords, secrètement négociés les semaines précédentes aux Rousses, près de la frontière suisse, sont signés le 18 mars 1962 à l’hôtel du parc, à Évian-les-Bains (en Haute-Savoie, France) et se traduisent dans l’immédiat par un cessez-le-feu applicable sur tout le territoire algérien dès le lendemain à midi. Ils sont approuvés, lors du référendum du 8 avril 1962 prévu par les accords, par 91 % des votants de France métropolitaine, les électeurs des départements d’Algérie étant exclus du scrutin.

Ces accords, que l’historien Guy PERVILLÉ désigne comme une « utopie juridique , mettent fin officiellement à sept années et cinq mois de guerre, pour laquelle la France a déployé environ 400 000 hommes et durant laquelle de 250 000 à 400 000 Algériens sont tués (jusqu’à un million et demi selon l’État algérien). Pour la France, on décompte 28 500 morts du côté des militaires, 30 000 à 90 000 harkis, 4 000 à 6 000 chez les civils européens, et environ 65 000 blessés.

La signature des accords d’Évian marquent le début du processus de sortie de guerre : arrêt des hostilités entre les autorités officielles des deux pays (V République française et GPRA), mais, dans « le no man’s land chronologique de la transition, entre le cessez-le-feu et le référendum », poursuite des violences plusieurs mois sur le terrain par d’autres acteurs, principalement l’OAS, qui voulait saboter les accords ou pratiquer la politique de la « terre brûlée » pour rendre l’Algérie à son état de 1830, ainsi que certains groupes armés algériens (du banditisme ou issus de l’ALN, notamment les « marsiens ») contre une partie des pieds-noirs et des harkis, en réactions à l’OAS (réactions qui dépassent « par leur ampleur le stade des représailles »). Après l’indépendance, ce fut le tour d’une guerre civile algérienne qui se termina en septembre 1963.